Trouver une solution de garde pour les enfants pendant les vacances scolaires est l’un des défis les plus fréquents et les plus stressants pour les familles actives. Que ce soit pour répondre à des exigences professionnelles, concilier vie de famille ou simplement offrir aux enfants un environnement stimulant pendant leurs temps libres, la période des vacances amplifie des problèmes structurels qui existaient déjà.
Dans cet article, nous explorons les principales raisons de cette difficulté, en nous appuyant sur des données fiables et des tendances observées dans différents contextes.
1. La pression sur les parents actifs : un défi logistique majeur
De nombreuses études montrent que les parents ont du mal à concilier leurs obligations professionnelles et la garde des enfants pendant les vacances scolaires. Une enquête internationale indique que 62 % des parents trouvent l’organisation de la garde pendant les vacances scolaires particulièrement difficile, et beaucoup doivent utiliser leurs congés annuels pour couvrir ces périodes de garde, parfois au détriment de leur propre repos.
Lorsque les parents ne disposent pas de flexibilité dans leurs horaires de travail ou de solutions de travail hybrides, cela peut rapidement mener à une surcharge : plus de la moitié des parents dans cette étude ont utilisé leurs congés pour s’occuper de leurs enfants.
2. Une disponibilité qui ne correspond pas aux besoins réels
Même lorsqu’il existe des structures d’accueil, leur offre n’est pas toujours suffisante ou adaptée aux besoins des familles. Dans certaines zones, la disponibilité des services de garde pendant les vacances est limitée, et les parents se retrouvent avec des solutions partielles ou inadaptées à leurs contraintes horaires.
Les services proposés (centres aérés, babysitters, assistantes maternelles) ont souvent des créneaux et des conditions qui ne coïncident pas avec les horaires de travail des parents, surtout pour ceux qui ne travaillent pas selon un modèle standard du lundi au vendredi.
3. Coût élevé et contraintes financières
Un autre facteur souvent sous-estimé est le coût de la garde pendant les vacances. Les études disponibles dans certains pays montrent que les coûts associés à la garde estivale peuvent être considérablement plus élevés que pendant l’année scolaire, ce qui met une pression supplémentaire sur les budgets familiaux.
Dans ce contexte, de nombreuses familles doivent faire des choix difficiles entre des solutions payantes, souvent coûteuses, et des solutions informelles (grands-parents, proches), qui ne sont pas toujours disponibles.
4. Une offre existante insuffisante malgré une présence généralisée
En France, selon un baromètre de l’accueil des enfants en périscolaire et extrascolaire, une majorité de familles est encore couverte par une offre de centre de loisirs ou de structures accueillant les enfants pendant les vacances. Par exemple, environ 86–88 % des territoires déclarent avoir une structure de ce type, et plus de la moitié des enfants y ont déjà eu recours à l’occasion.
Cependant, ces chiffres globaux masquent des inégalités dans l’accès réel :
- des zones où les places sont complètes très tôt,
- des structures qui ne couvrent pas toutes les périodes,
- des besoins spécifiques qui restent sans réponse (horaires atypiques, besoins particuliers).
5. Le rôle des grands-parents et la dépendance aux solutions informelles
Une étude française montre que près d’un tiers des enfants sont gardés par leurs grands-parents pendant les vacances d’été, ce qui souligne la dépendance des familles à des solutions informelles et non institutionnelles lorsque les structures professionnelles font défaut.
Cela renforce l’idée que l’offre structurée n’est pas toujours accessible ou adaptée à toutes les familles, et que beaucoup compensent par des réseaux familiaux qui ne sont pas toujours disponibles pour tous.
6. L’appui des grands-parents : de moins en moins une solution systématique
Pour beaucoup de familles, les grands-parents ont longtemps été considérés comme une ressource informelle précieuse pour résoudre le casse-tête de la garde pendant les vacances scolaires. Selon une enquête de la DREES, environ deux tiers des enfants sont gardés au moins de manière occasionnelle par leurs grands-parents, notamment en dépannage ou pendant les week-ends et les vacances scolaires .
Toutefois, cette solution traditionnelle montre ses limites. Une part importante des grands-parents ne gardent jamais leurs petits-enfants — et nombreux sont ceux qui ne souhaitent plus assumer une garde régulière ou intensive, même pendant les vacances. Ils expriment aujourd’hui une préférence pour une vie personnelle plus libre, avec davantage de temps pour eux-mêmes, leurs loisirs ou leurs engagements personnels . Cette évolution ne signifie pas un désintérêt affectif — au contraire — mais reflète une redéfinition des rôles familiaux et des attentes intergénérationnelles.
Ce phénomène crée une tension supplémentaire pour les parents : lorsqu’il n’est pas possible de compter sur un réseau familial fiable ou disponible, ils doivent chercher des solutions alternatives, souvent moins nombreuses, plus coûteuses ou moins accessibles.
7. Le manque de centres de loisirs de qualité et créatifs
Un autre facteur qui rend la recherche de solutions de garde si ardue est la qualité et l’adéquation des structures existantes. Beaucoup de familles expriment le besoin d’une offre qui ne se contente pas d’être une simple garderie, mais qui réponde aussi aux besoins éducatifs, créatifs et sociaux des enfants pendant leurs temps libres. Si certains parents apprécient les centres municipaux classiques pour la sécurité et la présence d’encadrants, ils jugent parfois que l’offre d’activités manque de variété, de créativité ou de dimension pédagogique approfondie .
Cette nécessité dépasse le simple besoin de garde : elle rejoint une demande d’enrichissement éducatif, de stimulation linguistique ou artistique, et d’activités structurées qui accompagnent le développement global de l’enfant. Lorsque l’offre de centres de loisirs ne répond pas à ces attentes, ou lorsqu’elle n’est pas suffisamment présente sur le territoire, les familles se retrouvent face à un vide de solutions adaptées. Ce manque se fait particulièrement sentir chez les familles bilingues, actives ou en horaires atypiques, qui souhaitent une réponse éducative cohérente avec leurs valeurs.
8. Le manque d’information sur les dispositifs existants
Une autre étude française souligne qu’un grand nombre de familles ne connaissent pas ou connaissent mal les aides et dispositifs disponibles (CAF, dispositifs locaux, aides des comités d’entreprise, etc.). Ce manque d’information constitue une barrière supplémentaire à l’accès à des solutions de garde structurées.
Ce manque de lisibilité administrative et d’accompagnement à l’orientation aggrave le sentiment d’isolement des familles lorsqu’elles cherchent des solutions.
9. Impact sur l’équilibre travail-famille
Les contraintes de garde pendant les vacances ne sont pas seulement une question de logistique : elles affectent profondément l’équilibre travail-famille. De nombreux parents ajustent leurs horaires, prennent des congés non rémunérés ou réduisent leur charge de travail, ce qui peut avoir des conséquences économiques et émotionnelles à long terme.
Conclusion : un besoin réel de solutions adaptées, flexibles et accessibles
La difficulté à trouver une solution de garde pendant les vacances reflète une combinaison de facteurs socio-économiques, organisationnels et culturels :
- des contraintes de disponibilité des offres existantes,
- des coûts élevés qui excluent certaines familles,
- une adéquation insuffisante entre les horaires de travail et les structures,
- un déficit d’information sur les dispositifs existants,
- une dépendance aux réseaux informels pour des solutions temporaires.
Pour les familles, ces défis se traduisent par du stress, des ajustements sur le plan professionnel et personnel, et parfois une vraie difficulté à concilier travail et parentalité.
Cela souligne l’importance d’offres de garde adaptées — telles que des centres de loisirs de qualité, pédagogiques et structurés — qui puissent répondre de manière flexible et qualitative aux besoins des familles durant les vacances scolaires.
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